Restaurateurs : quelle stratégie digitale pour votre entreprise ?

Vous êtes propriétaire d’un restaurant, d’un fast-food ou d’un food truck. Vous avez tout pour réussir : un local accueillant et convivial, des produits frais et des recettes à tomber, le sourire, tout y est. Et pourtant, il vous manque l’essentiel : des clients ! Découvrez un plan marketing digital spécial restaurateurs.

Si la réussite de votre restaurant ou de votre fast-food était autrefois proportionnelle au montant du loyer que vous payiez pour votre local, le web a changé la donne. Sérieusement : peu importe votre emplacement (de toute façon, les meilleures places sont déjà prises), une bonne stratégie digitale et un solide plan marketing vous permettront de concurrencer les Yannick Alléno et autres Paul Bocuse sur le terrain de la clientèle. Et je vous explique comment faire, avec un guide pas à pas.

Attention : il ne s’agit pas d’une recette prête à l’emploi, et encore moins d’une formule magique pour installer votre restaurant sur le web en deux temps trois mouvements. Non : je vous donne une structure, une base de travail que vous allez devoir adapter à votre propre établissement.

En revanche, je répondrai à vos questions avec plaisir si vous avez besoin d’aide pour concevoir le plan marketing de votre restaurant, fast-food ou food truck. Allez, c’est parti !

Sommaire de l’article

Définir une stratégie marketing pour votre restaurant

Avant de vous lancer dans la création d’un site web ou d’une page Facebook, vous devez absolument réfléchir à la stratégie marketing que vous allez adopter. Les blogs, les sites web, les réseaux sociaux ne sont que des outils, des ingrédients : choisiriez-vous vos ingrédients avant d’avoir sélectionné une recette ? Non. Bon, peut-être que vous le faites quand même, mais je vous déconseille d’improviser de la sorte sur le web. Sans objectif précis, vous ne pourrez pas sélectionner les bons outils. Et si vous ne choisissez pas les bons outils, vous allez perdre votre temps (voire votre argent) pour un résultat nul, ou presque.

Commençons donc par définir vos objectifs.

Définir des objectifs clairs

Pourquoi voulez-vous installer la présence de votre restaurant ou de votre fast-food sur le web ? Vos objectifs peuvent être variés :

  • Lancer un nouvel établissement.
  • Attirer plus de clients dans votre restaurant.
  • Améliorer la réputation de votre établissement.
  • Augmenter le chiffre d’affaires de votre restaurant.

Et ne me dites pas que vous voulez tout cela à la fois. Je le sais déjà, mais je suis aussi obligée de vous dire la vérité : vous n’aurez pas tout à la fois. Vous devez identifier votre objectif prioritaire, celui qui vous semble le plus important. Considérez ces quatre objectifs comme des paliers : par lequel voulez-vous commencer, pour atteindre les autres ensuite ?

Une fois cet objectif prioritaire clairement défini, vous allez choisir des indicateurs de performance qui vous permettront de savoir si vous l’avez atteint, ou non. Ces indicateurs vous aideront à mesurer l’efficacité de votre stratégie, et à l’ajuster si nécessaire.

Sélectionner les bons indicateurs pour mesurer l’efficacité de votre stratégie digitale

Les indicateurs clés de performance, ou KPI (pour key performance indicator) sont des outils de mesure. Ils changent en fonction de vos objectifs, et doivent être adaptés aux spécificités de votre établissement de restauration. Voici quelques exemples pour vous inspirer.

Les KPI digitaux essentiels lors du lancement de votre restaurant

  • Le nombre de visiteurs uniques sur votre site web.
  • Le nombre d’abonnés et autres followers sur vos réseaux sociaux.
  • Le temps nécessaire pour trouver votre établissement : demandez à vos premiers clients s’ils vous ont trouvé facilement, et comment ils ont réussi à vous localiser.

Les KPI pour savoir si vous attirez plus de clients dans votre restaurant grâce au web

  • Le nombre de vues sur votre page de contact ou sur votre carte interactive.
  • Le nombre de vues sur les annuaires en ligne.
  • Le nombre de menus enfant vendus (si vous souhaitez cibler une clientèle plus familiale).

Les KPI pour mesurer l’évolution de votre chiffre d’affaires digital

  • Le nombre de commandes et/ou de réservations effectuées sur des plateformes en ligne (Allo Resto, Deliveroo, etc.).
  • Le chiffre d’affaires réalisé sur ces mêmes plateformes digitales.
  • Les meilleures et les pires ventes : quels menus, quels plats contribuent le plus à votre chiffre d’affaires digital ? Lesquels y contribuent le moins ?

Les KPI pour mesurer l’e-réputation de votre établissement

  • Votre classement sur les annuaires en ligne et les réseaux sociaux.
  • Le nombre de commentaires sur votre établissement.
  • Le ratio commentaires positifs/commentaires négatifs.
  • Le nombre de mentions dans la presse, écrite ou digitale.

Choisir les outils et/ou les prestataires pour accompagner votre restaurant dans sa transformation digitale

Une fois que vous savez où vous voulez aller, et que vous vous êtes doté des indicateurs pour mesurer votre progression, vous allez devoir vous munir d’outils adéquats. Après avoir choisi votre recette marketing, vous allez devoir sélectionner les meilleurs ingrédients pour la réaliser.

Plusieurs supports web peuvent vous permettre de mener à bien la stratégie digitale de votre restaurant. Inutile de tous les investir : le plus simple, c’est encore de commencer par un site web. Une fois que vous maitriserez l’administration du site, vous pourrez passer à la newsletter, puis au blog professionnel, et ainsi de suite.

Si la perspective d’une stratégie marketing 2.0 vous séduit mais que vous préférez la confier à un prestataire, consultez le site Zenchef : vous pourriez bien y trouver votre bonheur. Cette agence web est spécialisée dans la promotion digitale des restaurants, et propose des solutions sur mesure aux restaurateurs.

Choisir les bons supports pour mener à bien votre stratégie web marketing

Un site web

Le site web constitue l’élément de base de toute stratégie digitale. Il vous permet d’offrir une vitrine numérique à votre établissement, et d’en présenter les principales caractéristiques. Il vous servira de façade digitale sur la longue avenue marchande qu’est le web.

Le site web d’un restaurant ou d’un fast-food doit obligatoirement comporter les rubriques suivantes :

  • Une page d’accueil, qui présentera brièvement l’établissement et l’équipe qui y travaille.
  • Une page de contact, où vous publierez l’adresse postale de votre restaurant, son numéro de téléphone, une adresse e-mail dédiée (si vous disposez d’une telle adresse), et une carte interactive (vous pouvez créer une carte avec Google Maps).
  • Une page d’informations pratiques, où vous reproduirez votre carte interactive. Sur cette page, vous devrez aussi indiquer les horaires d’ouverture et de fermeture du restaurant, les éventuelles périodes de vacances et toute information susceptible d’éclairer le client sur vos prestations (possibilité de réserver/privatiser la salle, d’organiser un anniversaire ou une réception de mariage…).
  • Une page où vous présenterez votre ou vos menus, vos spécialités… Je ne vous apprends rien, on commence à manger avec les yeux —dès la lecture du menu, en fait. N’hésitez pas à indiquer une fourchette de prix (pardon, cette thématique m’inspire de piètres jeux de mots…), sans forcément rentrer dans les détails. Si vous respectez certaines restrictions alimentaires (plats végétariens, sans gluten, viande halal, etc.), pensez à l’écrire aussi. Et surtout, n’oubliez pas d’intégrer la carte des vins si vous en avez une : pour certains clients, elle peut faire toute la différence.
  • Comment venir : consacrez une page entière de votre site à la localisation de votre restaurant. Indiquez une fois de plus votre adresse postale, et publiez encore votre carte interactive.

Cinq pages : c’est tout ce qu’il vous faudra pour créer un site web de qualité pour votre restaurant.

Bien évidemment, d’autres pages pourront vous aider à affirmer votre identité de marque (comme une page sur l’histoire de votre établissement, par exemple), ou à asseoir votre réputation (comme une page d’avis de clients). Mais elles sont facultatives : commencez par faire simple et efficace.

Pour créer votre site, il vous faudra un hébergeur (comme OVH ou o2switch) et un CMS (WordPress est le plus connu d’entre eux). WordPress est gratuit, comme une grande majorité de CMS ; en revanche, vous devrez payer pour héberger votre site. Les prix varient d’un hébergeur à l’autre, et débutent autour de 2€/mois chez 1&1.

Et le référencement (SEO/SEA) dans tout ça ?

Le référencement naturel, ou SEO, vous permet d’être bien positionné dans les résultats d’un moteur de recherche lorsqu’un internaute cherche certains mots clés. Pour simplifier au maximum, et pour être efficace sans perdre trop de temps avec le référencement naturel de votre site au début, concentrez-vous sur les mots clés que vous choisissez. Définissez la requête pour laquelle vous aimeriez arriver parmi les premiers résultats sur Google : « restaurant (ou food truck, ou fast-food, ou pizzeria, etc. en fonction de votre établissement) + votre ville + votre spécialité » peut constituer une bonne expression clé pour un restaurant. Vous devrez ensuite veiller à placer cette expression clé sur toutes les pages de votre site, dans les titres, les balises meta title et meta description… Le choix et l’insertion d’un mot clé ne constituent pas une stratégie SEO à part entière, loin de là ; mais c’est par cela que vous devriez commencer si vous souhaitez que votre site soit bien référencé.

Avec le SEA, ou référencement payant, les choses sont plus simples : vous payez pour lancer une campagne publicitaire, avec Google Adwords par exemple, et votre site apparait parmi les résultats sponsorisés du moteur de recherche. Sur le long terme, le référencement payant n’est pas forcément rentable, puisque le trafic sur votre site web dépendra en grande partie de votre investissement financier sur la régie publicitaire de Google. En revanche, cette stratégie peut vous aider à gagner en visibilité si vous lancez un nouveau restaurant, ou si vous changez complètement l’identité de votre établissement.

Une newsletter

S’il vous arrive de proposer des menus à thème ou d’organiser des opérations promotionnelles dans votre restaurant, la newsletter pourra vous aider à communiquer sur ces événements ponctuels.

Deux options s’offrent alors à vous : un logiciel comme MailChimp (gratuit jusqu’à 2 000 abonnés), ou un plugin à installer sur le tableau de bord de votre site (comme MailPoet pour WordPress). Dans les deux cas, vous pourrez créer une liste d’abonnés en insérant des formulaires sur les pages de votre site. Vous pourrez aussi planifier vos campagnes d’e-mailing à l’avance.

Un blog professionnel

Là encore, vous allez devoir faire un choix : soit vous créez votre propre blog professionnel, soit vous avez recours au guest blogging pour apparaitre dans le blog des autres.

Toutes les entreprises de restauration ne peuvent pas tenir leur propre blog professionnel, pour une raison simple : il faut l’alimenter régulièrement. Cela demande du temps, et de l’investissement personnel.

En revanche, vous ne manquerez pas de matière si vous souhaitez vraiment vous engager dans la voie du blogging professionnel. Vous pourrez rédiger des articles sur :

  • Des recettes de saison, des conseils culinaires.
  • L’histoire de votre recette signature ou de votre établissement.
  • Un changement apporté au menu.
  • Les concours culinaires auxquels vous participez.
  • Vos produits et/ou les partenaires avec lesquels vous travaillez (un petit producteur du coin qui vous livre en fruits et légumes, la meilleure boulangerie de votre ville qui vous fournit aussi votre pain…).
  • Les événements, menus spéciaux, soirées à thème, etc. que vous organisez au sein de votre établissement.

Si vous disposez déjà d’un site web, votre CMS devrait vous permettre d’ajouter une section blog assez facilement. Et si vous êtes séduit par l’idée du blogging mais que vous n’avez pas de temps à lui consacrer, contactez-moi pour la rédaction de vos articles.

En revanche, si vous ne voulez pas vous investir dans la création d’un blog professionnel, exploitez plutôt ceux des autres. Et les autres, ce sont les blogueurs culinaires, une espèce particulièrement prolifique en France. Pour trouver les blogueurs culinaires de votre région, recherchez-les sur Google avec la requête « blog + restaurant + votre région ou ville ». Vous pourrez aussi dénicher les influenceurs de votre secteur sur les réseaux sociaux avec des outils dédiés comme Followerwonk ou Commun.it.

Faites une liste exhaustive de ces blogueurs, et soignez votre approche lorsque vous les contactez. Invitez-les à venir découvrir votre cuisine, en leur offrant le repas ou non —un débat polémique dans lequel je ne souhaite pas prendre position. En échange, demandez-leur de rédiger un article sur votre restaurant, que vous partagerez ensuite sur vos réseaux sociaux et/ou votre site web.

Et si la critique du blogueur est négative ?

La pratique du guest blogging peut parfois se retourner contre vous. Bien sûr, ce n’est pas l’effet recherché, mais vous devez aussi vous préparer à affronter ce cas de figure.

Si le blogueur vous descend dans un article incendiaire sur son site, ne cédez surtout pas à la tentation de lui répondre publiquement —dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux. Contactez-le plutôt en privé, et demandez-lui ce qu’il n’a pas apprécié lors de sa visite. Si vous sentez que vous pouvez l’amener à réviser son opinion sur votre établissement, invitez-le à retenter l’expérience —et cette fois, je vous conseille vivement d’offrir le repas.

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux peuvent constituer des supports de communication digitale plus informels pour votre restaurant. N’en faites pas des outils publicitaires : servez-vous en plutôt pour instaurer un lien de qualité avec votre clientèle.

Avec votre compte Twitter professionnel, répondez aux questions des clients en temps réel, commentez le dernier épisode de Top Chef (vu sur le compte Twitter d’Allo Resto, une référence du community management dans le domaine de la restauration à mon sens)… Bref, adoptez un ton décontracté et jouez la connivence —surtout si vous le faites déjà dans votre restaurant.

Sur Facebook, vous devrez commencer par créer une page dédiée à votre entreprise. Ces pages réservées aux professionnels permettent à vos clients et prospects de s’abonner et de suivre l’actualité de votre restaurant. Elles permettent aussi aux internautes de noter votre établissement, et de publier leurs avis.

Une fois que vous aurez créé la page de votre restaurant, vous pourrez la promouvoir en optant pour l’une des solutions publicitaires de Facebook Ads.

Enfin, un profil Instagram Business peut vous aider à mettre l’eau à la bouche de vos clients, à condition d’aimer prendre vos plats en photo (et de savoir le faire). Et si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas demander à vos clients de le faire eux-même ? Proposez-leur un deal : plutôt que de vous remettre un pourboire, demandez-leur de publier l’un de vos plats sur leur compte Instagram. Et si vous tombiez sur un influenceur par hasard ?

Les plateformes de livraison à domicile

Plusieurs sites vous permettent désormais de faire livrer les plats de votre restaurant à domicile. Certaines de ces plateformes disposent d’un trafic important et d’une excellente réputation : c’est un peu comme si vous installiez votre établissement dans l’artère principale d’un centre commercial ultra fréquenté.

N’hésitez pas à exploiter ces leviers marketing pour faire connaitre votre établissement et augmenter votre chiffre d’affaires.

Voici quelques plateformes digitales connues (et reconnues) sur lesquelles vous pourrez inscrire votre restaurant, fast-food ou food truck :

  • Allo Resto, qui fournit aussi des conseils de grande qualité aux restaurateurs sur son blog professionnel.
  • Deliveroo, qui édite aussi un joli blog —plutôt orienté clients, cette fois.
  • Restomalin, qui a réussi à s’implanter dans toutes les grandes villes françaises —et le challenge est de taille.
  • Fetch, si votre restaurant est localisé dans l’est de la France.

Les annuaires en ligne et sites d’avis

Si ces sites n’assurent pas la livraison de vos plats, ils vous permettront d’améliorer la visibilité de votre restaurant, ainsi que son e-réputation. Prenez le temps de renseigner tous les champs nécessaires lors de l’inscription : les horaires et dates d’ouverture et de fermeture, l’adresse, un numéro de téléphone auquel vous répondez vraiment… Et n’oubliez pas de mettre à jour ces informations quand c’est nécessaire. Des informations incomplètes ou erronées peuvent envoyer le mauvais message aux internautes.

Voici quelques annuaires et sites d’avis qui pourront vous aider à donner plus de visibilité à votre restaurant, fast-food ou food truck :

La règle absolue : référencer votre restaurant avec Google My Business

Quel que soit le support digital retenu, quelle que soit votre stratégie marketing, vous devez absolument activer les leviers de la localisation géographique. Avez-vous déjà fait l’expérience du restaurant invisible, celui que l’on ne trouve toujours pas après huit tours dans le quartier —à 10 km/h pour être sûr de ne pas le rater ? En général, quand on finit par arriver dans ce restaurant-là, on a non seulement très faim, mais on déteste aussi au gérant, même si on ne l’a pas encore rencontré.

Vos clients doivent pouvoir vous trouver sans aucune difficulté : c’est le prérequis indispensable pour augmenter le chiffre d’affaires de votre restaurant —et pour voir vos clients arriver avec le sourire.

Google My Business pourra vous y aider : cette fonctionnalité Google permet de créer une fiche spécifique pour votre restaurant, en indiquant les dates d’ouverture et de fermeture, l’adresse, une carte et des avis de consommateurs. S’il ne fallait retenir qu’un support digital pour votre restaurant, ce serait celui-ci. Et en plus, c’est gratuit.

Et si vous avez un food truck ambulant ?

C’est encore mieux ! Car vous allez pouvoir jouer la carte de l’interactivité avec les internautes. Permettez-leur de suivre les tribulations de votre restaurant ambulant, sur une carte qui retracera tout son parcours. Et pour aller plus loin, vous pouvez même :

  • Permettre aux internautes de choisir le prochain emplacement de votre food truck (en publiant un sondage en ligne par exemple).
  • Organiser un jeu de piste digital : les 3 ou 5 premiers clients qui localiseront votre food truck peuvent gagner un menu gratuit, par exemple. Utilisez Instagram pour publier des indices, faites marcher votre imagination !

La deuxième règle absolue : assurer la cohérence des supports print et web de votre restaurant

Deux cas de figure possibles : soit vous êtes en train de créer votre restaurant, et vous ne disposez pas encore de flyers et autres menus print ; soit vous avez déjà fait imprimer des supports promotionnels pour votre restaurant.

Dans les deux cas, vous allez devoir veiller à ce que vos menus et flyers respectent la même charte graphique que vos supports digitaux. En clair, le logo, la police de caractère, les coloris, tous les éléments de votre identité visuelle doivent être absolument identiques sur votre site web et sur vos supports papier.

Si vous avez déjà fait imprimer vos menus et flyers, et qu’ils vous plaisent comme ils sont, vous allez devoir vous en servir pour la conception de votre site web, de votre blog ou de vos pages sur les réseaux sociaux. Il est temps de recontacter le graphiste qui a réalisé ces supports pour vous : peut-il se charger de l’intégration sur des pages web, ou vous fournir des versions informatisées de vos supports print ?

En revanche, si vous n’avez pas encore imprimé vos menus ni vos flyers, recherchez un graphiste qui sera capable de travailler aussi sur votre site web. Voici quelques sites sur lesquels vous pourrez trouver un graphiste professionnel :

Assurer la promotion digitale de votre restaurant

Tout est en place, le site web de votre restaurant est flambant neuf, tout comme vos comptes sur les réseaux sociaux. Et maintenant ? Vous allez devoir promouvoir tout ça. Vous disposez de votre recette et de vos ingrédients marketing, et vous allez désormais devoir choisir les couteaux qui vous permettront d’en faire un plat d’exception, celui dont tout le monde parlera.

Normalement, l’étape précédente vous a permis de choisir tous les outils de promotion dont vous aurez besoin. Il ne vous reste plus qu’à les mettre en oeuvre. Et même si vous n’avez retenu qu’un ou deux supports digitaux (site web et blog, ou site web et Twitter par exemple), vous allez devoir vous organiser si vous ne voulez pas passer plus de temps devant votre ordinateur que derrière les fourneaux.

Pour pouvoir planifier vos actions marketing en ligne, créez un tableau de bord (avec un tableur, ou même à la main, peu importe). N’hésitez pas à voir les choses en grand : prenez quelques heures, et planifiez les 6 ou 12 moins à venir (à raison de trois ou quatre colonnes par mois).

Oui, j’ai bien écrit quelques heures, si ce n’est pas quelques jours : une stratégie digitale ne s’improvise pas. C’est un investissement : correctement réalisé, il se révèlera rentable sur le moyen et long terme. Et si vous n’avez pas envie d’investir plusieurs heures, voire plusieurs jours à la conception de votre stratégie digitale, je vous conseille de la confier à un prestataire ou d’abandonner tout de suite, car vous perdrez le peu de temps que vous y consacrerez. Idem si vous n’avez pas le temps de le faire (je regarde Cauchemar en cuisine et Top Chef comme tout le monde, je sais bien que vous n’avez jamais le temps).

Revenons à notre tableau de bord après cette petite mise au point. Vous avez intégré trois ou quatre colonnes pour les six ou douze mois à venir. Vous allez maintenant intégrer vos supports web, à raison d’une ligne par support. Facile, non ? Il ne vous reste plus qu’à compléter ce tableau en planifiant les actions à mener sur chacun des supports. Attention : il n’est pas indispensable de remplir toutes les cellules de votre tableur dès le départ. Mais assurez-vous de prévoir au moins une action marketing par semaine, quel que soit le support.

Par exemple, pour le mois de novembre :

Semaine 1 : newsletter avec promotion sur les pizzas medium, blog professionnel : publication de l’article « Nos recettes pour l’hiver : winter is coming ! ».
Semaine 2 : newsletter avec promotion de l’article de blog « Nos recettes pour l’hiver : winter is coming ! ».
Semaine 3 : newsletter avec réduction sur les menus duo, etc.

N’oubliez pas de prendre en compte les marronniers de votre secteur, comme l’arrivée du Beaujolais nouveau par exemple (si vous vendez du vin dans votre établissement). Les marronniers, ce sont les événements récurrents sur lesquels vous pourrez communiquer, ou autour desquels vous pourrez organiser des événements spéciaux. La Saint-Valentin ou les fêtes de fin d’année peuvent aussi devenir des marronniers pour les restaurateurs, si vous organisez des menus spéciaux. Et si vous diffusez des matchs de football à la télévision dans votre établissement, la Coupe du monde ou la finale de la ligue des champions sont aussi des marronniers. Ces exemples sont vus et revus, mais n’hésitez pas à vous laisser aller à la créativité : vous pouvez créer vos propres marronniers, à condition qu’ils soient cohérents avec l’identité de votre restaurant.

Si vous faites appel à des blogueurs pour promouvoir votre restaurant, vous pouvez aussi les inclure dans votre tableau de bord : indiquez les dates auxquelles vous les contactez, mais aussi les dates auxquelles vous les recevrez.

Mesurer l’efficacité de votre stratégie digitale

Maintenant que la machine (digitale) est lancée, vous allez devoir en mesurer l’efficacité. C’est ce qu’on appelle le suivi des performances, et un tableur comme Excel ou Numbers suffira pour assurer ce suivi.

Suivre les KPI digitaux de votre restaurant

Dans votre tableur, vous allez commencer par insérer vos indicateurs clés de performance. Mais si, vous savez, ceux qui correspondent aux objectifs visés : nous les avons définis dans la première partie de cet article. Bien.

Ensuite, intégrez les dates auxquelles vous effectuerez le suivi de ces KPI : tous les deux jours, toutes les semaines, toutes les deux semaines… à vous de voir. Mais ne vous concentrez pas sur les chiffres relevés en eux-mêmes : c’est leur évolution qui vous donnera une idée de ce qui marche, et de ce qui ne marche pas.

Pour trouver les données chiffrées de chaque KPI, plusieurs outils sont à votre disposition :

  • Google Analytics pour mesurer les statistiques de votre site web.
  • Vos interfaces personnelles sur les réseaux sociaux, annuaires, etc.
  • Hootsuite si vous avez investi les réseaux sociaux.
  • Votre logiciel ou plugin de newsletter pour consulter le taux d’ouverture de vos courriers électroniques.

Tirer les leçons de votre suivi

Dans un premier temps, contentez-vous de relever vos KPI. Quand vous disposerez d’un volume de données significatif (sur plusieurs semaines minimum), vous pourrez identifier les évolutions de chaque indicateur clé de performance. Il vous faudra alors faire des choix. Vous devrez :

  • Abandonner les canaux digitaux qui ne fonctionnent pas : identifiez vos KPI les plus faibles et les supports digitaux auxquels ils correspondent. Par exemple, vous avez investi Facebook pour améliorer la visibilité de votre restaurant, et votre nombre d’abonnés stagne depuis plusieurs mois. Vos publicités Facebook Ads enregistrent un taux de clic presque nul : pourquoi continuer à perdre du temps et de l’argent sur ce support, si vous voyez que le trafic de votre site web explose ? Abandonnez les supports qui consomment beaucoup et ne rapportent presque rien. C’est un peu comme pour la carte de votre restaurant : si un plat ne se vend pas, vous le retirerez certainement de votre menu.
  • Investir sur les canaux digitaux qui fonctionnent : reprenons l’exemple précédent. Vous avez créé un site web et une page Facebook, qui ne fonctionne pas. En revanche, vous voyez que vous attirez de nombreux visiteurs sur votre site. Investissez le budget réservé à Facebook Ads dans la création d’un blog professionnel de qualité, ou dans un nouveau design pour votre site web. Améliorez ce qui fonctionne déjà, plutôt que de chercher à être sur tous les fronts.

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3 réflexions sur « Restaurateurs : quelle stratégie digitale pour votre entreprise ? »

    1. Salut Jenny, j’ai donc la réponse à ma question d’hier ! N’hésite pas à me faire remonter les retours ou les questions des porteurs de projet en question. Et s’ils veulent me contacter pour des conseils ou de l’aide, je suis aussi là pour ça !

  1. Bonjour, votre étude est intéressante. C’est une bonne explication des pratiques actuelles que l’on peut appliquer à d’autres secteurs d’activité, pas seulement les restaurants. Merci pour cet article clair et assez complet !

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